Jesus has to say.

Jesus has to say.

Thaly may est une journaliste londonienne, jeune, charmante mais cruelle. Et affreusement seule. Féministe à souhait, bourrée de préjugés envers les gens, véritablement hostile envers la société, elle est réputée et détestée pour son mauvais caractère.

_____Cultivant ses rares passions, elle mène une vie solitaire et morne. Mais ça, c'était jusqu'à ce qu'elle fasse la rencontre de Milky et de son groupe. La jeune femme est tout de suite fascinée par l'étrange perfection du leader, et des intriguants détails qui le constituent.

____________Ce dernier semble en savoir plus qu'il ne le prétend. Il va d'ailleurs devenir le seul qui puisse dompter l'antipathie de Thaly. Malgré tout, Milky sait bien trop de choses pour être normal. Thaly va entrer dans le monde paradoxal du jeune homme pour en découvrir les failles.




Note de l'auteur : Les noms sont un clin d'oeil à ma vie actuelle,
ainsi qu'une dédicace à mon grand frère,
je nomme Milk-Milkyy !
Ceci est une fiction.
Enjoy
.

# Posté le mardi 20 janvier 2009 15:09

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 15:59

TRAILER.







Le "Arctic Monkeys Web Transmission" qui fait office de trailer parfait.






# Posté le dimanche 26 juillet 2009 09:36

# Posté le jeudi 23 avril 2009 11:27

Modifié le vendredi 13 novembre 2009 17:25

Prologue.

Prologue.
Un son très controversable.

Affreusement. On pouvait réellement affirmer qu'ils étaient mauvais. Du moins, que leur prétendue « qualité musicale » l'était. Seul le chanteur gardait un certain atout, avec cet écho éraillé, cette voix fluide et pourtant si écorchée, signe distinctif d'une chose. Un fumeur. Un putain de fumeur.

Mais peu importe.

Ils étaient mauvais. Sauf lui. Voila le topo, et il n'y avait rien de plus clair que ces deux petites phrases. Il y avait une étrange effusion dans la fosse. C'était plus du rock, ça devenait de la pop, et le public, bien que manifestement très conservateur, semblait apprécier de devoir se mettre à danser cet espèce de twist de bas augure. Mais qu'est-ce groupe faisait là ? Des jeunes, tous avec un certain potentiel physique, sachant se servir d'un instrument. Voila des mois qu'on aurait pu les recruter pour un boy band.

Mais non. Non.

Ils jouaient dans un bar, rempli de barmans, de piliers de bar et d'ivrognes. Un vieux cliché dignement nommé « L'enfer rouge », à la hauteur de son contenu. Tenu par un homme aux cheveux longs, les vieux habitués s'amusaient à contempler quatre jeunes qui jouaient de l'indie. Pff.

Leur musique était incontestablement de la daube. Pas de doute sur ça. Mais j'enrageais de devoir admettre que niveau jeu de scène, ils assuraient. Des adeptes de la « brit pop années 70 » auraient très sans aucuns doutes adoré ces gugusses là. Mais, armée de cynisme et de jalousie, et plus grosse intransigeante du bon vieux rock jamais connue sur cette planète, je les détestais.

Parce qu'ils se permettaient de transgresser les règles, oui. Et que, j'avais l'impression qu'un certain sentiment d'appréciation s'était réveillé en moi, et c'était tout à fait contraire à mes principes. C'était de la putain de pop-rock.

J'étais vraiment grave, ce soir.

Et lui...Même si je ne le voyais pas très bien, je pouvais affirmer qu'il était plutôt mignon, délicat. Mystérieux et expressif à la fois. Viril et féminin. Il émanait de lui un étrange paradoxe, frustrant et intriguant. Pourquoi ne semblait-il pas humain ? Si c'était pas un connard de fumeur, j'aurais presque pu dire qu'il était à mon goût.

Il maniait sa basse avec habilité et ses doigts, malgré leur certaine finesse, jouaient des lignes efficaces avec succès et embrassait son micro avec une certaine grâce. Un bassiste chanteur...Il a au moins la qualité d'être original.

Et sa voix...Il explorait plusieurs timbres. Mais combien de paquets pouvait-il bien fumer par jour, bordel ? Ce con essayait désormais de monter de quelques octaves. Sans réel succès, d'ailleurs. Un professionnel aurait bien rit en l'entendant lutter pour garder ne serait-ce que la puissance. Mais à vrai dire, quand il faisait ça, on aurait dit quelque chose comme une plainte, ou un truc dans ce goût là. Et faut bien avouer que c'était plutôt sexy. En fait, le truc c'est que le mec tout entier était sexy.

Mais...Il était fumeur.

Et en plus, j'aimais pas sa musique.

________________

Hello !
Je suis Thaly, je porte le même nom que le personnage principale de cette histoire, mais je ne suis pas du tout comme elle. Du moins, pas entièrement. Ceci est le prologue, et il n'a rien de passionant, je m'en excuse. J'écris parallélement une autre histoire, heard-my-voice. J'ai 15 ans. J'ai une idée bien précise des personnages de mon histoire, notamment physiquement. C'est pour cette raison que le "bassiste-cancéreux-chanteur" est représenté par Alex Turner, d'Arctic Monkeys. J'écris cette histoire en anglais aussi, car elle se déroule en Angleterre et que c'est une langue qui correspond mieux aux péripéties. Je verrais pas la suite si je crée un autre blog en anglais ou non. Les MAJ seront quand j'aurais envie. Voila.
Kiss.

Hello !
I'm Thaly, i've got the same name as the main character of this story, but i'm not like her at all. At least, not entirely. This is the prologue, there's nothing exciting, i say sorry. I actually write in parallel another story, heard-my-voice. I'm 15 years old. I've a quite accurate idea of the characters of my story, especially physically. That's the reason why the "bassist-cancerous-singer" is represented by Alex Turner, from Arctic Monkeys. I write this story in english too, because the action takes place in England and it's a language which better reflects the events. I'll see next if i create another blog in english or not. Updates will be there when i want. Voila.
Kiss.

# Posté le jeudi 12 mars 2009 17:50

Modifié le jeudi 12 mars 2009 18:07

Chapter 1His name was Milky

Chapter 1His name was Milky
Chapter 1
His name was Milky


J'en avais pris plein les oreilles. Et, dans la même forme, en avait plein le cul. Si la musique de ce groupe - c'était quoi leur nom déjà ? - n'avait pas retenu mon attention, j'en aurais tué un ou deux. Voire même trois.

Passons.

Vous savez, tout les mots du monde, vous avez parfois envie de les déverser sur quelqu'un. Une personne que vous n'aimez pas, par exemple. Ou que vous enviez. Ou que vous enviez et que vous n'aimez pas. Doublement efficace.

Il faisait doux. C'était rare, il fallait bien l'admettre. Les lumières de Londres éclairaient sobrement la ville, comme si chaque petits points lumineux mouvants représentaient les habitants de la capitale. Un tas et un tas de personnes s'amassaient comme des moutons devant le modeste bar. Tous des fumeurs. Ca faisait quelques temps qu'il était strictement interdit de fumer dans les lieux publiques. J'aurais pu tout simplement traverser les épais nuages de fumées, m'approcher de l'un d'entre eux, lui dire qu'il allait mourir et que j'en étais bien heureuse. Ca aurait suffit à me défouler pour la soirée.

Mais il fallait que ça se passe autrement. Fallait que l'élément perturbateur de cette putain d'histoire lyrico-fantastique amène son joli p'tit cul à ce moment là. Sans n'avoir pu rien calculer, je me suis retrouvée face à face avec un jeune homme conséquemment grand. Sa corpulence allongeait sa silhouette mince, et malgré sa taille, il semblait visiblement l'assumer en se tenant droit et fier.

Lorsqu'il a allumé son briquet et l'a porté à sa cigarette calée entre ses lèvres, la flamme a éclairé son visage, et j'ai reconnu l'autre. Le cancéreux-bassiste-chanteur. Je me suis maudite intérieurement d'être restée là, immobile, comme abasourdie par les deux pupilles noires qui m'étaient donné de contempler.

Il n'avait rien de particulièrement effrayant, si ce n'est sa taille, mais un étrange frisson m'a parcouru l'échine quand il m'accorda un regard froid. Aussi froid que devait être le mien en réalité, même si j'avais un peu du mal à dissimuler ma surprise. Je ne m'étais pas trompé en spéculant sur sa consommation de tabac. Au moment où cette pensée me traversa l'esprit, comme pour me faire sortir de mon hébétude j'imagine, le jeune homme me souffla la fumée de sa cigarette en plein visage. En temps normal, je lui aurais décalqué la face avec une chaussure.

Mais je me suis contentée de tousser.

Et il a sourit, amusé de la situation. Hum, keunaard.

« - Tu veux du feu ? a-t-il alors hasardé. »

Il avait la voix cassée. Vraiment. Ca ne pouvait pas venir que de sa clope, parce que ça restait naturel...C'était vraiment éraillé, comme s'il était malade, mais il gardait un écho vraiment guttural, rendant ce son chaud et froid à la fois. Encore une nouvelle contradiction. J'ai peut-être mis une dizaine de secondes avant de me ressaisir. Vraiment trop pour moi.

« - Tu vas mourir ? Ai-je questionné, insistant sur l'état de sa voix torturée. »

Surpris par l'interrogation, il a nerveusement rigolé.

« - On meurt tous un jour. Mais je n'ai pas de spéciales raisons, non. Pourquoi ?
- Tu sais que tu as une chance sur deux de mourir en fumant cette merde ? »

J'ai pointé du doigt sa clope, et, par la même occasion, sa bouche. Celle-ci était étrangement rosé, fine, prenant une place minime sur son visage. Il l'a retiré de ses lèvres, et l'a contemplé comme si c'était une énigme à résoudre.

« - Oui.
- T'es con. Tu le sais mais tu continues, ai-je craché.
- J'imagine que la difficulté que j'aurais à arrêter me convint du contraire, a-t-il répliqué, plutôt serein. »

Ah. Monsieur avait de la répartie. J'ai repris de plus belle.

« - Tu sais que t'as l'air très con aussi sur scène ? Ta musique est pourrie, et les membres de ton groupe ont l'air de se sentir supérieurs, rien qu'à leur façon d'être. Tu te crois puissant aussi, visiblement. Mais t'as aucunes raisons...T'es pathétique...Tu te sens déjà important, alors que...j'ai déjà oublié le nom de ton groupe. Good...machin truc, ou une pseudo merde dans ce genre là.
- Goldfish Memories, a-t-il corrigé dans un sourire. »

Mémoire de poisson rouge...Okay, un point partout.

« - Ca commence fort avec toi, a-t-il raillé.
- Je peux en dire autant de toi. Comment te nommes tu, ô être inférieur ? Ai-je embrayé. »

Il a sourit. Une telle facilité me foutait les glandes. Il me frustrait, il me frustrait...

« - Milky et toi, Mademoiselle méchanceté gratuite ? »

Je me suis immobilisée un instant, comme si le son mélodieux et éraillé à la fois de sa voix me pétrifiait. Par la suite, je me suis attardée sur le nom qu'il m'avait donné.

« - Tu as le nom d'une barre de chocolat... Tu crains vraiment plus que ce que je pensais. C'est ton vrai nom ?
- Non. Le tien, c'est quoi ?
- Thaly. »

Thaly May. Plus cynique, satirique et sarcastique que moi, ça se trouvait pas. Je haïssais les gens, la société, les impôts, les flics, la mode, moi-même...Et la liste était longue. Je n'aimais pas beaucoup de choses...Le rock et...attention, pas n'importe lequel...Pas le genre de sous merde de cancéreux qu'on entendait trop souvent dans les salles de concert... J'étais journaliste et neutre à ce propos. J'aimais pouvoir donner mes avis dans des articles qui me ressemblaient, mais je détestais avoir des barrières. Pauvre société...Elle se voilait tellement la face...Je me suis toujours sentie obligée de remettre les gens à leur place, je détestais qu'on me résiste et j'adorais quand on s'énervait à cause de moi. Je vivais à Londres, je n'avais pas famille, ni de petit ami. J'avais juste un chien.

Et un très, très lourd égo.

_______________

Hey.
Voici le premier chapitre. On pose le décor, et les personnages principaux. Merci pour vos quelques premiers avis. Que pensez vous de Thaly et Milky ?
Merci.
Kiss

Hey.
This is the first chapter. I set the scene, and the main characters. Thank you for your first opinions. What do you think about Thaly and Milky ?
Thanks.
Kiss

# Posté le dimanche 15 mars 2009 12:22

Modifié le dimanche 15 mars 2009 13:18

Chapter 2 Escape

Chapter 2 Escape
Chapter 2
Escape

Bien entendu, Milky ( quel nom de merde ) n'a pas eu vent de cette petite présentation. Il a seulement su mon prénom et libre à lui de penser ce qu'il voulait de moi à partir de la mince entrevue que je lui avais adressé.

« - Tu viens ici souvent ? a-t-il reprit, après un long moment de silence, à souffler sa substance toxique dans l'obscurité. »

J'ai soupiré, consternée.

« - Pour répondre à ta question, non, je ne viens pas ici souvent. C'est peut-être la deuxième fois dans ma vie. Je vais de bars merdiques en bars merdiques, à la recherche d'un artiste intéressant à retenir.
- Oh, je vois. Tu es chercheuse de talent ou un truc dans le genre ? a-t-il questionné.
- Pas du tout. Journaliste. Mais on ne m'a jamais accordé la rubrique musicale. Je suis bien trop...Enfin disons que je n'admet pas beaucoup de compromis au niveau de mes goûts musicaux... »

Pourquoi avais-je la sensation d'avoir honte ? C'est ridicule ! Qu'est-ce qui me permettait d'éprouver ce sentiment de confusion et de gêne ?

« - J'ai cru comprendre ça, ouais. »

Il m'a contemplé de son regard sombre, sans la moindre pointe de provocation, ni d'orgueil. Rien ne s'échappait de son regard, vraiment rien. C'était un néant sans sentiments, si profond qu'on croyait s'y retrouver perdu. Me fixant toujours, il a finalement retiré sa cigarette de sa bouche et l'a laissé s'échouer sur le sol. D'un geste rapide, il l'a écrasé de son pied, achevant la minime trainée de fumée qui s'en échappait, mettant un terme à cette première discussion. Il s'est baissé pour attraper un casque de moto que je venais tout juste de remarquer. Ne me quittant pas de son éclair de mépris, il a enfilé une veste en cuir qui lui saillait à merveille, par-dessus sa chemisette volage.

« - Je dois y aller, maintenant, a-t-il annoncé, partant dans des foulées silencieuses à travers la fraicheur de la nuit. »

Je lui emboitais le pas avec aigreur. Je refusais de le laisser partir sans avoir la sécurité de savoir où le retrouver. Il n'était pas important...Mais je m'étais sentie faible devant lui et il n'était pas question que je le quitte sur cette impression. Il s'est immobilisé devant une somptueuse CBR noire et rouge, qui affichait ses courbes aérodynamiques avec fierté, perçant l'obscurité.

Enfilant ses gants de motards, il m'a expliqué.

« - Je joue ici tout les soirs. Si tu veux faire un article sur notre groupe, même si ce n'est pas à mon avantage, ça sera quand tu veux, Lady Thaly. »

Il a sourit, et la blancheur de ses dents m'a frappé comme un poignard en plein c½ur. Il a enfilé son casque, enfourché sa moto, l'a démarré et, opérant des accélérations pour chauffer le moteur, a déguerpi sans attendre, disparaissant dans les avenues de Londres, ne me laissant que la fumée de son pot d'échappement comme seul souvenir de son odeur de cigarette.

# Posté le lundi 16 mars 2009 18:15